La Salsa.
Cubaine / Portoricaine: termes génériques employés en
France pour désigner deux grandes "familles" dans les différents styles de Salsa. En Salsa "cubaine", la danseuse danse généralement de façon circulaire autour du danseur, en se déplaçant constamment, y compris pendent
ses tours. La Salsa cubaine, c'est également la Rueda, où plusieurs couples dansent en formant un cercle et en changeant de partenaires. La Salsa "portoricaine" se danse plutôt en déplacements linéaires; la danseuse fait le plus
souvent des tours sur place, avec parfois plusieurs tours de suite; enfin, dans certains styles comme la Salsa new-yorkaise, danseurs et danseuses font énormément de jeux de pieds, que l'on appelle shines.
Musicalement :
En cubaine :
En 1988, José Luis "El Tosco" Cortés fonde le groupe cubain "NG la Banda" (NG = Nueva Generacion / New Generation), et baptise leur style de musique "Timba". C’est sur ce style remis au gout du jour qui reste
la préférence pour danser la sala cubaine.
En portoricaine : La Salsa 'Romantica' ou 'Erotica' (Lalo Rodriguez, Eddie Santiago, Gilberto Santa Rosa) touche un nouveau public, mais pour les amateurs de vraie salsa, c'est une salsa molle
(salsa "monga"). Les puristes parleront de "salsa caliente" (chaude) ou "salsa gorda" (grosse) pour désigner la "vraie" salsa des années 70.
La salsa est née dans le mileu des annèes 70 d'un mélange de musique afro-cubaine et portoricaine enrichie de
rock et de jazz. Elle prend ses racines dans la musique latine des années 40 (trompettes, flûtes, voix) ainsi que dans les rythmes de danse des années 50 qui connurent divers degrés de popularité, soit : la rumba, le mambo, et le
cha-cha-cha. C'est sous l'influence du rock que la guitare électrique et des procédés électroniques furent ajoutés à la salsa, les qualités d'improvisation et d'orchestration viennent elles du jazz. le mot salsa fut en premier le style de
musique avant d'être utilisé pour désigner la danse.
Du côté de la danse : la salsa est le résultat d’une évolution qui remonte aux mélanges des cultures liés à la colonisation des îles caribéennes.
Les colons français et leurs esclaves se réfugient à Santiago de Cuba et amènent avec eux la culture du café, mais aussi des musiques et des danses nouvelles : la Contredanse, le Menuet.
Vite adoptée dans l'île, la Contredanse va se
créoliser et se transformer en Contradanza cubaine, constituée de 2 mouvements lents paseo et cadena , et 2 plus vifs : sostenido et cedazo. Elle va évoluer de plus en plus vers la "Danza" et le . A partir de là apparaîtront sur
deux siècles, le bolero, la rumba, le merengue, le mambo, et la salsa (et d’autres styles moins connus mais qui ont néanmoins apportés toujours plus de richesse)


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